Samedi 26 janvier 2008
Un spectre hante les tenants de l’ordre établi : le spectre de Mai 68. Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une sainte-alliance pour traquer ce spectre : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre et consorts… Ne manque à l’appel aucun-e de celles et ceux qui n’ont comme seul horizon indépassable que le monde tel qu’il est, voire la fin de l’histoire.
Pour la France bien-pensante, Mai 68 est responsable de tout. Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à la faire frémir en agitant à nouveau le spectre. Il s’agit, selon lui, « de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». Dans cette liquidation seraient visés non seulement les droits syndicaux, le Smic et le salaire socialisé, mais aussi les avancées obtenues, entre autres par les luttes féministes.
 
Tel un ludion, le spectre de Mai 68 sort du placard tous les dix ans. C’est l’occasion des exorcismes et des oraisons funèbres, des enterrements de première classe et des cérémonies d’adieux, des célébrations compassées, des imprécations et des repentances de tous les ralliés.
Il est grand temps de se réapproprier Mai 68, les réalités derrière les mythes, le Mai des prolétaires (de la grève générale et des occupations), le Mai de la Commune étudiante, le Mai des murs qui prennent la parole, le Mai des barricades qui ferment la rue et ouvrent la voie, le Mai qui a pavé le chemin des libérations et des transformations sociales et sociétales arrachées au cours de la décennie suivante, le Mai qui a soufflé sur Berlin, Prague, Mexico ou Turin, soulevant l’espoir tout autant que la critique du monde réellement existant, des normes et des évidences.
Ce qui est advenu n’était pas le seul possible. Des retours critiques collectifs et discordants permettront de retrouver le sable chaud sous les grèves et les espérances, à la lumière d’une formidable expérience dont les traces marquent encore notre temps.

Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces culturels tentent d’interpréter le monde pour transformer l’ordre des choses. 
Ils se sont réunis et proposent d’organiser ensemble, au printemps prochain, un « Mai 68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente ». C’est à cette fin qu’ils lancent cet appel, ici et au-delà des frontières.

 Pour tout contact et signature : contact@mai-68.org
Signatures collectives (au  26 JANVIER 2008)  :

Babord (revue, Montréal), Actuel Marx (revue, Paris), Editions Aden (éditeur, Paris), Alternative libertaire ( journal, Paris), Alternatives Sud (revue, Louvain-la Neuve), Amis de Tribune socialiste, Éditions Amsterdam (éditeur, Paris), Editions Après la Lune(éditeur, Paris), , Association pour la coopération des radios libres (Corali), Autres voix de la planète (revue, Bruxelles), Bez Dogmatu (revue, Varsovie), Brumes et Blondes (revue, Alkmaar), Bulletin du Réseau Féministe «Ruptures», CADAC, Cedetim, CeDInCI (Centro de Documentación de las Izquierdas, Buenos Aires), Colères du présent, Collectif national pour les droits des femmes, ContreTemps (revue, Paris), Critique (revue, Grande-Bretagne), Critique communiste (revue, Montreuil), Dissidences (revue), Dones d'Enllaç (Barcelone) École émancipée (revue, Paris), Écologie et politique (revue, Paris) Éditions du Monde libertaire, ERRE (revue, Italie), Espaces Marx (Paris), Les Empêcheurs de penser en rond (éditeur, Paris), Europe solidaire sans frontières, Femmes libres de Radio libertaire (Paris), Fondation Copernic (Paris), Les Hasards Subjectifs, Infosurr (revue), Inprecor (revue, Paris), Institut Européen Psychanalyse et Travail Social (Paris), Institut d’histoire sociale de la CGT, Institut de recherche de la FSU (Paris), Jour Fixe Initiative (Berlin), Les Mondes du travail (revue, Amiens), Librairie La Brèche, Librairie du Monde libertaire, Le Monde Libertaire (journal, Paris), Lux Editeur (Montréal), Mouvements (revue, Paris), Observatoire des mouvements de la société (Paris), Page Deux (éditeur, Lausanne), Politis (journal, Paris), Presse-toi à gauche (revue, Québec) Punctum (éditeur, Paris), Quaderni Pietro Tresso (Florence), Raisons d’agir (Poitiers), Regards, Revue internationale des livres et des idées (revue, Paris), Rewolucja (revue, Varsovie), Rouge (journal, Paris) , Rouge et Vert (journal, Paris), Réseau Féministe «Ruptures» (Paris),Sarkophage, (journal, Paris),Rezo Ecolo Libertaire, Socialisme International (revue, Paris), SOS Sexime (Paris), Spartakos (revue, Gréce), Support Transgenre Strasbourg, SolidaritéS (journal, Suisse), La Somme et le reste (revue, Paris), Syllepse (éditeur, Paris), TaPaGes (Strasbourg), Théâtre des Rues (compagnie de théâtre-action), Université Populaire de Saint-Denis-93, Union syndicale Solidaires, Vacarme (revue, Paris), La Vache bleue (cie théâtre, Lille), Variations (revue, Paris) Viento Sur (revue, Madrid).
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Samedi 26 janvier 2008
Par cabaret voltaire
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Lundi 21 janvier 2008


sarkozycrucifixionjq6.jpg Laïcité . Devant Benoît XVI, puis en Arabie saoudite, le président français a exalté le rôle de la religion dans la vie publique et dénigré les principes laïques définis par la loi de 1905.

Le président d’une République laïque citant treize fois le terme de « Dieu » et exaltant le rôle « civilisateur » des religions dans un discours délivré aux représentants d’un régime obscurantiste : l’affaire a de quoi heurter les tenants les plus modérés du principe de laïcité. Dans la droite ligne de celui qu’il prononça au Vatican le 20 décembre dernier, le discours de Nicolas Sarkozy à Riyad, en Arabie saoudite, enfonce le clou sur l’un des aspects les plus inquiétants du projet de cette droite « décomplexée » que le chef de l’État entend incarner. Une droite assumant totalement la référence récurrente aux « racines chrétiennes » de la France et de l’Europe et attachée à la lecture du monde en termes de seules appartenances religieuses.

ce qui se cache derrière la « laïcité positive »

Derrière la « laïcité positive » défendue par le chef de l’État, se profile, en réalité, la volonté de vider de sa substance la loi de 1905, qui consacre la séparation des Églises et de l’État. Avec l’objectif affiché de mettre à contribution les religions dans la gestion de l’ordre social, et de leur ménager une place centrale dans la « politique de civilisation ». En somme, il s’agit de faire jouer aux religions le rôle de « supplément d’âme d’un monde sans âme », pour reprendre les termes de Marx. Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs jamais dissimulé ses desseins. Dès 2004, dans un livre d’entretiens, La République, les religions et l’espérance, il plaidait pour la « prise en compte du fait spirituel et de la question religieuse », pour « de nouveaux rapports entre les religions et les pouvoirs publics » et pour le financement public des associations cultuelles. Une proposition explicitement reprise par le rapport Machelon, remis le 19 septembre 2006 au ministre de l’Intérieur. Au nom de « l’égalité » entre les catholiques et les « fidèles des confessions en expansion récente » en France (les musulmans, et surtout les chrétiens évangéliques, nommément cités), celui-ci suggérait que les collectivités locales puissent financer, sans plafonnement, la construction de lieux de cultes. Autres propositions : l’alignement du statut des associations cultuelles sur celui des associations de type 1901, avec la possibilité de les faire bénéficier de subventions publiques et de les reconnaître d’utilité publique.
Ces projets, à l’époque, avaient suscité une véritable levée de boucliers. Ce qui n’empêche pas le chef d’État d’aller toujours plus loin, quitte à ébranler un pilier fondamental de la République et du vivre ensemble. Le 20 décembre 2007 à Rome, après avoir été fait par le pape Benoît XVI chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran, Nicolas Sarkozy lançait : « La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû », concluait-il. Rebelote à Riyad, le 14 janvier, où il a loué « Dieu transcendant qui est dans la pensée et le coeur de chaque homme » et appelé les religions monothéistes à s’unir dans le même combat « contre le recul des valeurs morales et spirituelles ». Des propos qui ont déclenché la colère et l’inquiétude bien au-delà des rangs de l’opposition. Au point que même le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, s’est fendu d’un rappel à l’ordre. Pas question, a-t-il mis en garde, de toucher à « l’équilibre » de la loi de 1905, « un des piliers de la République ».

la question de la séparation de l’Église et de l’État

Le président de la République a beau assimiler la défense de la laïcité à un sectarisme antireligieux, voire à un « fanatisme », il s’est trouvé contraint, jeudi, lors de ses voeux aux représentants des religions, de réaffirmer son attachement à ce principe. Son conseiller spécial, Henri Guaino, est monté au créneau pour dénoncer une « opération de désinformation ». Reste que, lors de ses voeux aux religieux, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué d’insister sur les circonstances historiques « douloureuses » de la séparation de l’Église et de l’État, niant implicitement la pacification que scella la loi de 1905. « La reconnaissance du sentiment religieux comme une expression de la liberté de conscience et la reconnaissance du fait religieux comme un fait de civilisation font partie, au même titre que la reconnaissance de l’héritage des Lumières, de notre pacte républicain et de notre identité », a-t-il insisté. Un parallèle qui confirme la volonté de Nicolas Sarkozy de réintroduire le religieux au coeur de la cité, dans une improbable cohabitation avec les principes qui fondent notre modernité politique. Dans l’immédiat, ces orientations préoccupantes devraient se traduire, selon le Figaro, par l’ouverture du Conseil économique et social à des responsables religieux, et par la possibilité, pour les jeunes, d’effectuer leur service civil dans des associations à caractère confessionnel. Un premier pas vers la remise en cause d’une laïcité dont la genèse fut indissociable de l’idée de progrès social, elle aussi combattue par la droite de Nicolas Sarkozy.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/2008-01-19_Politique_Politique-de-civilisation-ou-d-evangelisation
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Mercredi 16 janvier 2008
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Mercredi 16 janvier 2008

badiou.jpg Les Amis de l’Huma organisent une rencontre avec le philosophe Alain Badiou, autour de son livre,
De quoi Sarkozy est-il le nom

Débat ouvert au public le 9 février à 14 H 30
au siège de L’Humanité
32 rue Jean Jaurès, à Saint Denis
(M°Saint Denis Basilique)

Face à l’escalade des nouvelles moeurs politiques mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy à la présidence de la République (les pauvres rançonnés, les riches gavés, la laïcité attaquée, la France vassale), nombre de Français ne décolèrent pas. Chez beaucoup d’entre eux, cette colère est encore rentrée.

Et, justement, un mouvement d’insubordination se fait jour, à la charnière 2007-2008, dans le monde de la pensée. Un philosophe s’y distingue : Alain Badiou, longtemps professeur à l’École normale supérieure. Le titre même de son dernier livre, De quoi Sarkozy est-il le nom ? est une provocation au débat, une incitation à analyser, sans ménagement, ce qui se passe. Le vif succès de librairie qu’il rencontre en dit long sur les attentes. Les premières réactions dans une certaine presse également. Ceux qui ont tourné la page du changement de société se livrent à des commentaires agressifs contre un ouvrage où il est question du communisme comme « hypothèse ».

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Dimanche 6 janvier 2008
kouchner-rice-3.jpg Dans Le Nouvel Observateur de cette semaine, le député socialiste Arnaud Montebourg adresse une assassine "Lettre à un ami perdu à Disneyland", adressée à son ancien camarade et ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Le député de Saône et Loire l'appelle à démissionner. Peine perdue. Kouchner n'est pas égaré. Lui qui avait défendu becs et ongles la guerre en Irak, en 2003, a plutôt trouvé sa vraie famille....
 



"Mon cher Bernard,

Pour moi, tu es d'abord un ami, un homme de haute estime qui, dans tes actes, a contribué à changer la face de ce triste monde.
Pour nous tous, tu as inventé la théorie du droit d’ingérence d'abord médical et humanitaire, puis politique et judiciaire, cette ingérence qui fait céder la dictature devant l'impératif humain.
Tu n’étais pas un homme de parti ; tu te voulais en marge, un franc-tireur, c'est pour cela qu'au côté des Français nous t’aimions.
Tu fus un bon ministre de la santé dans le Gouvernement Jospin : droit des malades, équilibre de l'assurance maladie, et soutien aux hôpitaux de proximité. J'aimais ta manière d'aborder les problèmes et de les régler. Ton intransigeance te faisait avancer. Mais aujourd’hui, Bernard, tu le sais toi-même, la « rupture » de Nicolas Sarkozy dans laquelle tu as voulu jouer, te laissera sur le carreau, en loques, et seul au monde.
Car la politique étrangère de Sarkozy, c'est l'exact contraire de tes valeurs et de tes choix, puisqu'elle consiste non pas à restaurer la force de la parole de la France, mais au contraire, par narcissisme pulsionnel de son président, à se jeter aux pieds de tout ce que le monde compte de puissants, même condamnables. Sarkozy veut la photo avec tes ennemis historiques et moraux, et toi il ne te reste qu'à tenir la chandelle...
Le French Doctor en voyage officiel a Pékin, sous pilotage sarkozyste, n'a pas même un mot pour son ami le Dalaï Lama... As- tu oublié, Bernard, cette si belle leçon de diplomatie que ce toast assassin du Président Mitterrand au grand dîner d'apparat du Kremlin où il mentionna dans un silence de mort le nom de Sakharov ?
Les félicitations de l'Elysée à Poutine, auteur d'élections frauduleuses et probable commanditaire d'assassinats d'opposants, sont elles justifiées ? Ce ne sont pas des chapeaux -comme tu l'as si bien théorisé toi même- qu'il te faudra avaler, mais à ce rythme les Galeries Lafayette toutes entières.
L'épisode misérable et inquiétant de la visite de Khadafi à Paris a montré ce qu'est devenue cette brillante politique étrangère à laquelle tu prêtes désormais ton nom : la  diplomatie française ridiculisée, le président contredit publiquement, la leçon de Khadafi à la France sur les droits de l'homme, les contrats inventés pour la plupart et envolés pour ceux qui restent… Beau succès !
Bien sûr, tu diras que ce ne sont pas tes décisions. Mais c'est là tout le problème, cher Bernard. Tu le sais mieux que d'autres, ce n'est pas toi le véritable Ministre des Affaires étrangères, mais l'omnipotent patron de la cellule diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte qui fait nommer les ambassadeurs, construit les stratégies, représente le président et négocie dans ton dos. Toi tu es bon pour recevoir les ONG, pendant que les choses sérieuses se décident ailleurs... Tu es bon pour aller à la télévision ou à l'Assemblée nationale porter les lourdes valises de ce que tu désapprouves. Jusqu’à quand ?
Combien d'autres « heureux hasards », comme ce prétexte que tu imaginas pour t'échapper du piège Khadafi à Paris, faudra-t-il que tu inventes pour organiser ta défausse, habiller ta mauvaise conscience, et dissimuler ta gêne désormais publique ?
Jusqu'ou l'humiliation devra-t-elle faire entrer son mauvais parfum dans ta tête pour que tu réagisses enfin ?
Je fais partie de ceux qui ne peuvent pas croire que tu es homme à te laisser réduire par la cuisson du pouvoir à ce tout petit rôle de figurant, comme le montrent ces images répétitives de ton effacement.
La seule explication que je vois, c’est que tu as un accord politique avec  ton nouveau maître, le Président Sarkozy, pour te faire accepter ce que ton amour propre rend inacceptable.
La glissade atlantiste incontrôlée dans laquelle les sarkozystes emmènent la France a semble-t-il reçu ton soutien. Tu étais le seul homme à gauche à soutenir l'expédition américaine en Irak en 2003, quand Sarkozy était l'un des rares à droite à soutenir les funestes projets de l'Administration Bush. Le récent voyage du Président français aux Etats Unis fut remarquable, en ce que la France n'a pas dit un mot de désapprobation contre l'incroyable manipulation de l'opinion publique mondiale sur la prétendue détention par l'Irak d'armes de destruction massive.
Tes déclarations bellicistes sur l'affaire iranienne s'emboîtent parfaitement avec les desseins de la fraction la plus dure des Républicains américains, au moment même où les agences de renseignement américaines ont rendu un rapport (National Intelligence Estimate) invalidant, au point de les ridiculiser comme celles d'un vassal aveugle et empressé, les déclarations du Président français et de son Ministre des Affaires étrangères que tu es.

Ce ciment atlantiste qui t'unit à Sarkozy serait donc celui qui te maintient à flot dans cette pitoyable comédie, qui commence a Disneyland mais finit dans la tragédie d'une guerre incontrôlable, peut-être mondiale.

Si c'est ce sinistre dessein qui te fait composer ainsi jusqu'avec toi-même, je préfère te dire que tu ne t'en relèveras jamais. Les Français ne te le pardonneront pas. Nous non plus. Le mieux pour toi-même et pour la France serait que tu prépares ta sortie. Commence à réfléchir à ce que tu écrirais dans ta lettre de démission. Tu seras ainsi encore Bernard Kouchner, pour longtemps.

Bien affectueusement a toi. Arnaud Montebourg"
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Samedi 5 janvier 2008
Terribles images de la  "France des droits de l'homme".
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Samedi 5 janvier 2008

libert---de-la-presse-copie-1.jpg Un cabinet privé de conseil en stratégie pour les multinationales... recruté par l'Elysée pour évaluer le travail des ministres. « Le plus scandaleux dans un scandale, c'est qu'on s'y habitue », disait Simone de Beauvoir. Cette nouvelle étape franchie par Sarkozy n'est pas seulement « grotesque » ou « dangereuse ». Après de multiples glissements, elle nous fait entrer de plain pied dans autre chose que la démocratie, c'est à dire le contrôle des choix par le peuple. Le critère de jugement d'une politique, ce n'est pas l'intérêt général, exprimé par la volonté populaire, c'est l'expertise d'un cabinet qui affiche, sur son site internet, son objectif ultime : aider ses clients à  maximiser le profit. Des conseils, se flatte le site de Mars & Co, prodigués par des winners recrutés dans les « meilleures écoles de commerces » dotés d'un « pouvoir intellectuel » doublé d'une « vigueur physique » requis pour évoluer dans l'élite du capitalisme mondialisé. Sus à la France de Voltaire, Rousseau et Saint Just. Place aux golden boys, courtiers et autres managers de multinationales. Qu'on se le dise, la France est une entreprise, et Sarkozy entend la gérer comme telle. Le nom de ce nouveau système? "Capitalocratie" semble parfaitement approprié.

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Mardi 1 janvier 2008
Vu sur le site de la Télé Libre. Caroline Masini, auteur, directrice artistique du théâtre Enquête, en région Ile de France, et Emilien Urbach, directeur artistique de La Compagnie Sîn, Région Paca et Languedoc Roussillon, metteur en scène de la pièce « Les Mangeurs », ont participé aux débats et aux manifestations aux côtés des salariés de l’usine Well du Vigan (Gard), et de la direction ; échanges, témoignages, vidéos et bandes sons…Ces éléments servent de support à leur nouvelle création théâtrale « Les mangeurs ».


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Mardi 1 janvier 2008
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