Mardi 1 janvier 2008
Jacques-Prevert-1.jpg




Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Par cabaret voltaire - Publié dans : Sur le vif
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 27 décembre 2007

---versailles.jpg Le 4 février prochain, le Parlement, réuni en congrès à Versailles, doit procéder à la modification de la Constitution française préalable à la ratification du Traité européen de Lisbonne, clone de la Constitution européenne rejeté par les électeurs en 2005.
Le président de la République entend ignorer la voix du peuple, et organiser la passage en force de ce texteultralibéral, atlantiste, antidémocratique, destructeur pour les services publics. Pour exiger un référendum, et affirmer que ce que le peuple a défait, seul le peuple peut le refaire, des citoyens ont lancé sur la Toile un appel à manifester ce jour là à Versailles, comme le peuple de Paris au commencement de la Révolution française. L'appel, pas encore repris par des politiques, semble rencontrer un large écho.

Le site Tous à versailles recense les initiatives, sert de carrefour et de plate-forme logistique pour l'organisation de ce rassemblement.

Un appel à relayer.

Par cabaret voltaire - Publié dans : Agir
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 25 décembre 2007
s--paration---glise---tat.jpg Il est des « ruptures » que Nicolas Sarkozy est plus prompt à prendre en compte que d’autres. Celle avec l’Église, actée en 1905 par la loi de séparation de l’Église et de l’État, n’est pas encore digérée par ce représentant de la droite néoconservatrice. En acceptant, le 20 décembre, d’être intronisé « chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran » (1) au Vatican par le pape Benoît XVI, le président de la République française administre les derniers sacrements à la laïcité. Ce faisant, il marche dans les pas de Charles de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac… « Rupture » ? Avant lui, seuls Georges Pompidou et François Mitterrand avaient refusé l’hommage, contraire à la conception française de la  séparation de l’Église et de  l’État. Rien d’étonnant à ce que Nicolas Sarkozy, lui, l’accepte : il a multiplié les gages  de bonne foi envers la religion, ne cessant de magnifier « 2 000 ans de chrétienté ».
Fervent partisan d’une « adaptation » de la loi de 1905 pour permettre le financement des associations cultuelles, Nicolas Sarkozy développe depuis plusieurs années une inquiétante conception de la laïcité, substituant la « liberté de religion » à la « liberté de conscience ». « Je continuerai à plaider avec force, mais sans prosélytisme, pour l’instauration de nouveaux rapports entre les religions et les pouvoirs publics », écrivait-il dans la République, les religions et l’espérance, un plaidoyer en faveur de la prise en compte du « fait spirituel » et de « l’importance de la question religieuse », paru en 2004. Ces orientations politiques ont trouvé leur traduction dans le rapport sur « les relations des cultes avec les pouvoirs publics » remis au ministre de l’Intérieur, en septembre 2006, par Jean-Pierre Machelon. Entre autres réformes préconisées par ce rapport : la possibilité, pour les collectivités, de participer directement et sans plafonnement au financement de la construction d’édifices religieux. Officiellement, de telles « adaptations » de la loi de 1905 visent un aggiornamento législatif rendu selon lui indispensable par le développement en France de religions comme l’islam et, surtout, le christianisme évangélique. En réalité, Nicolas Sarkozy entend faire jouer un rôle public aux communautés religieuses : gérer l’ordre social et combler le vide laissé par l’État minimal qu’il prépare.
Le Vatican se réjouit de la visite du représentant de « la fille aînée de l’Église ». Un rendez-vous « important », estiment les représentants de l’État religieux, compte tenu « des relations millénaires de la France et de l’Église ». Liens « étroits » que Nicolas Sarkozy n’avait cessé de souligner durant la campagne présidentielle, insistant sur son catholicisme et sur la part « déterminante » du christianisme dans « l’identité nationale » française. Et que, ministre de l’Intérieur et des Cultes, il cultivait, allant jusqu’à se signer lors d’une cérémonie religieuse, le 5 novembre 2004, lors de l’inauguration d’un méthanier sur les chantiers de Saint-Nazaire. Respectant certes la tradition chrétienne, mais pas la tradition républicaine.

(1) Du nom de la cathédrale de la capitale du catholicisme.

http://www.humanite.fr/2007-12-20_Politique_Sarkozy-enterre-la-laicite-au-Vatican

Par cabaret voltaire - Publié dans : Humeur
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 16 décembre 2007
Par cabaret voltaire - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 13 décembre 2007

 En 1982 Roma Napoli et de J.J. Dow Jones fondent le groupe Dix10. L'accord s’établit sur la question de l'oeuvre d'art dans son contexte de marché. Le premier supermarché d'art créé en janvier 83 dans le quartier Beaubourg est l’exposition événement qui révèle leur travail au grand public. Depuis ils montent leurs installations régulièrement.

dix10-Lavitrine.JPG




Par cabaret voltaire - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 13 décembre 2007
Paella-01G.jpg Exposition . La galerie les Singuliers, à Paris, accueille des oeuvres de Paella, plasticien interventionniste, agitateur de nos consciences.

C’était en 2004, une exposition à la Fête de l’Humanité. Sous la promesse de « l’Art comme un sport de combat », des affiches de Paella succédant à celles que les communards placardaient en 1 871 sur les murs de la capitale. Filiation ? « L’affiche, c’est le papier de la canaille », disait Jaurès. Eh bien, Paella en est…

Si cet énigmatique personnage à tête spiralée vous semble si familier, c’est que Paella Chimicos, dès 1985, couvre Paris de ses affichettes acides ou drôles, toujours acérées. Premiers champs de bataille : le chantier du nouveau Louvre et les palissades enserrant Beaubourg. De murs en gouttières et couloirs de métro, il s’approprie l’espace public, à l’image de cette génération d’artistes qui s’est épanouie dans la rue, à l’ombre des parcours officiels : Banlieue-Banlieue, Speedy graphito, Miss-Tic…

Un peu comme les rayons qui se dégagent des protagonistes des fresques urbaines de Keith Haring, Paella fait du personnage polymorphe et anonyme qui peuple ses tableaux comme ses affiches sa marque de fabrique, sa signature. Son intention : « faire sourire les gens avec des mots et des images sur la société et l’actualité ». Bien que l’artiste s’en défende, soucieux de s’en remettre à la rencontre avec le regard du spectateur, les slogans ou aphorismes claquent comme le « concentré d’une époque ».

Flash-back. 1 985. L’euphorie de 1981 est déjà loin. Le tournant de la rigueur a le goût amer de la désillusion, le sida bouleverse les rapports amoureux. C’est l’ère des golden boy et des gagneurs. Puis la chape de plomb des années Pasqua, le mouvement étudiant contre la réforme Devaquet se solde par l’assassinat de Malik Oussékine par les voltigeurs motoportés de la police nationale. Paella observe, grince, épingle, avec humour, insolence. Avec, surtout, ce singulier mélange de distance et de conscience. Son arme favorite : le second degré. Son idéologie : « la conscience artistique ». « Parce qu’un combat pictural se mène en connaissance de l’ennemi et des armes dont on dispose, pour que l’oeuvre existe par la mise en évidence du processus créateur », écrit-il, dès 1989, dans sa profession de foi.

Ses tracts et ses affiches sérigraphiées aux allures de pamphlets ou de chroniques du quotidien ont, dans ces années anesthésiques et apolitiques, comme un parfum de mai 1968 : « La chienlit, c’est Paella », proclame l’une d’entre elles, frappée de l’ombre d’un général spiralé. Sa Juliette Binoche à la poitrine exubérante déride, en 1987, les plus dépressifs des passants. L’artiste ne s’arrêtera plus. L’entreprise de détournement du médiatico-politique ne connaît pas de pause. En 1995, il conjecture un prémonitoire « Banlieues, cités : retour à l’oppresseur ». Altermondialiste avant l’heure, il constate froidement, en 1996, en étiquetant son personnage d’un code-barres, que « tout s’achète et tout se vend ». Il met aujourd’hui en scène un tapageur Shark aussi.

Jamais péremptoires, les affiches comme la peinture de Paella sont avant tout une invitation à la libre réflexion. Sur le monde qui nous entoure et les chemins tortueux qu’il emprunte. La « figuration délibérée » de l’artiste est confrontation des images et des mots. Au spectateur de tisser les fils sens qu’ils recèlent.

"Objectivation de consciences", œuvres récentes
Exposition du 13 décembre 2007 au 15 février 2008.
A la Galerie les Singuliers 138 Bd Haussmann
Lundi-vendredi 10h30/13h & 14h/16h

Par cabaret voltaire - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 11 décembre 2007
Les Têtes raides sortent un nouvel album, "Banco". On confirme qu'ils ne sont pas prêt de devenir Sarko-compatibles.

 
Chanson des Têtes Raides
envoyé par rue89

Par cabaret voltaire - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 11 décembre 2007
sarko-rama-kadafi.jpg Et regardez bien... Qui distingue -t-on au milieu ?  Mais si, sous le poing doré qui écrase un avion US... Ben oui,  la petite et candide Rama Yade. Mais si, vous savez, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, celle qui a dit, à la veille de la visite de Khadafi à Paris : "Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort". Une petite sortie qui lui a valu  quelques coups de brosse à reluire dans les médias.
Elle n'était pourtant pas si regardande, en juillet dernier, lorsqu'elle a accompagné Sarkozy à Tripoli, histoire de profiter du soleil médiatique de la libération des infirmières bulgares. Il faut dire qu'elle avait de l'entraînement. Quelques jours auparavant, c'est au tortionnaire Ben Ali qu'elle serrait la paluche. Et le surlendemain de l'escale libyenne, l'icône des magazines posait au côté d'un autre éminent défenseur des droits de l'homme : Omar Bongo.
Par cabaret voltaire - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 11 décembre 2007
aspirine.jpg Une version consolidée du Traité de Lisbonne qui recycle la constitution européenne rejetée en 2005 par les électeurs enfin disponible ici sur le site de l'Assemblée nationale. Bel et louable effort "démocratique", qui intervient à la veille de la signature du texte, jeudi, par les chefs d'Etat et de gouvernement. Ben quoi? Le texte était disponible depuis le 29 novembre. Z'aviez qu'à faire un effort, citoyen, pour vous renseigner sur ce qu'on signe en votre nom!

Le lecteur aura tout loisir d'apprécier, au long de ces centaines de pages délicieusement technocratiques, la reprise intégrale de toutes les dispositions contestées dans le projet de constitution, comme le principe de "concurrence libre et non faussé", la soumission de la défense européenne à l'OTAN, ou encore le flingage en règle des services publics.

Rappelons que Nicolas Sarkozy a l'intention de faire ratifier ce texte fissa par les parlementaires, avant les élections municipales. En 2005, 80% des parlementaires avaient approuvé le projet de Constitution. Celui-là même qui fut rejeté par 55% des électeurs.

Traité de Lisbonne
Par cabaret voltaire - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 11 décembre 2007
AttentatsAlgerie150.35.jpg Il y a quelques jours, j'étais à Alger. Sur  les hauteurs de la ville, qui surplombent cette splendide baie, la ville blanche semblait enveloppé de quiétude. Pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de penser aux terribles attentats du 11 avril, qui avaient endeuillé la capitale algérienne. Je pensais aussi à cet enfer que le peuple algérien avait traversé seul, isolé, pendant une interminable décennie. Il a fallu que les fous de dieu frappent les tours jumelles pour que le monde se réveille, que les yeux de la communauté internationales daignent se poser, a posteriori, sur ce cauchemar.
Ce matin, Alger a encore été blessé.  "Un carnage", rapportent des amis, effondrés, qui ne peuvent chasser de leurs têtes le bruit des déflagration entendues à des kilomètre à la ronde. 62 morts. 177 blessés. Le décombre macabre reprend.
Le pétrole attire les hommes d'affaires comme le sang attire les requins, mais qui se soucie de l'Algérie?  De sa jeunesse  que l'on jette dans les bras des fanatiques qui fabriquent des kamikazes à tours de bras ?  5 milliards de contrats signés par la France. Pourquoi faire, si on laisse cette jeunesse à la dérive, sans travail, sans formation, sans rêves et sans avenir ? Les mesures sécuritaires les plus sophistiquées resteront desespéremment vaines  si la corruption  et l'autoritarisme gangrènent le régime, si toutes les revendications démocratiques sont écrasées dans le sang ou étouffées dans les gêoles, si toute une jeunesse est laissée à l'abandon ?

Voici un texte de Yasmina Khadra, publié le 1er juin 2007 par le quotidien espagnol El Païs.

Qu’est-ce qui manque le plus aux moines ?…
Un autre son de cloche !
Dans ce monastère triste et désœuvré qu’est devenue l’Algérie, tous les clochers sont en berne. Félés, misérables et laids, ils continuent de sonner le glas de nos espérances. C’est la fanfare préférée de nos gouvernants, constamment en prières, genoux au pied du seul dieu dont ils se réclament : le Pouvoir.
Depuis l’indépendance du pays le 5 juillet 1962, les faux dévots du régime refusent de se relever, de relever la tête pour voir le gâchis qu’ils occasionnent à cause de leur entêtement à imposer une conduite obsolète et stérile et que tout le peuple décrie. Ils refusent de se remettre en question et de se mettre au travail. Quel travail ? Ils n’ont jamais su ce qu’il signifie. Hypocrites, ils s’évertuent à nous casser les oreilles à coups de slogans creux, nous infantilisant, nous abrutissant d’année en année, d’élections bidon en élections contre nature, jusqu’à nous rendre complètement fous. Ces artisans de nos déconfitures n’arrêtent pas de nous décevoir. A chaque banqueroute, ils nous promettent de revoir leurs copies et de se corriger, et oublient l’essentiel : ce ne sont pas leurs copies qui sont en cause, mais eux-mêmes. Lors des dernières élections législatives, le peuple algérien a été clair. En n’allant pas voter, il leur a signifié qu’il ne voulait plus d’eux. Jamais taux d’abstention n’a été aussi péremptoire et expéditif. Ce cri de désespoir a-t-il été entendu ?… Non ! Le système sclérosé cherche à se maintenir coûte que coûte, grâce à ses hypocrisies. Les mêmes incompétences nous proposent les mêmes malheurs. Les mêmes opportunistes menacent notre hypothétique devenir. Que faire ? Où donner de la tête ? A quel saint se vouer ?… C’est la perplexité, le dégoût, la rage au cœur qui officie dans nos rues. Qu’attendre d’un système en total décalage avec la mondialisation effrénée en train de bouffer la planète entière ? Qu’attendre d’une gouvernance qui a sinistré nos écoles et nos universités, mis à genoux nos institutions et nos entreprises, aggravé la fuite hémorragique de nos cerveaux, élargi les fractures sociales, dénaturé les rapports humains, avili la citoyenneté, travesti nos rêves, dénaturé nos aspirations avant de creuser le lit de la déferlante islamiste et jeter le pays dans la crue des horreurs et du sang ? Les années de terreur et d’assassinats, les milliers de morts et d’attentats n’ont toujours pas éveillé nos gouvernants à la réalité des choses. Nos villages massacrés, nos villes abâtardies, nos idoles immolées comme les moutons de l’Aïd n’ont finalement servi à rien. Les mêmes gueules nous narguent du haut des tribunes, la même épée de Damoclès surplombe nos nuques basses. Après tant de deuils et de traumatismes, le peuple algérien se retrouve à la case départ, otage du même système pourri et face aux mêmes incertitudes. La corruption a atteint des proportions sans précédent. Pour vous faire délivrer un extrait de naissance ou le moindre document à la mairie, il vous faut graisser la patte. Tout le monde rackette tout le monde : le guichetier, le flic, l’administrateur, le plombier, l’éboueur, le boucher. Les dépassements, les injustices et les humiliations quotidiennes sont en passe de transformer notre pays en une jungle inextricable et mortelle. Devant un tel fiasco, la colère attend d’autres discours séditieux pour replonger la société dans une nouvelle décennie noire alors que l’on n’a pas fini de faire le deuil de celle du terrorisme. Les Algériens sont fatigués. Ils sont conscients des malheurs qui les guettent, mais le système s’en fiche. Nos gouvernants ne pensent qu’à leurs fonds de commerce, leurs petites magouilles et leur trafic d’influence. Même les fauves sentent le danger. Pas nos gouvernants. Ces derniers sont insatiables, inconscients, toujours à l’affût du filon, jamais alertés par leurs abus ou la dangerosité de leur irresponsabilité. Aujourd'hui, notre jeunesse touche le fond. Elle ne voit que deux issues : rejoindre l’Europe ou rejoindre le terrorisme. Elle n’a pas d’autres choix car rester au pays, à l’ombre des murs, c’est accepter de moisir comme des fruits précoces tombés de leurs branches. Tous les soirs, des groupes d’adolescents sautent sur des embarcations de fortune et mettent le cap qui sur l’Espagne, qui sur l’Italie, prêts à mourir noyés dans la mer obscure plutôt de subir un jour de plus l’état de désolation plurielle qui sévit au village ou dans le quartier. Tous les matins des initiatives heureuses sont repoussées par une administration stalinienne, des tentatives d’investissement, des études pour la relance économique, de véritables bouffées d’air sont proposées par de jeunes entrepreneurs, et chaque fois, le système les décourage en leur opposant des démarches bureaucratiques insensées et des pots-de-vin de quoi soûler la terre entière. Pourtant, l’Algérie n’est pas morte. Elle regorge de talents, par endroits de génie. Elle est encore aimée par ses enfants qui ne demandent qu’à lui venir en aide. Je les ai rencontrés en Europe, en Asie, aux USA, partout où je suis allé. Ce sont des hommes et des femmes splendides, des énergies colossales, des chances inouïes qui ne rêvent que d’une chose : rendre à l’Algérie sa beauté, sa dignité, ses rêves perdus. Nous avons un pays fantastique, riche et encore vierge, un eldorado en jachère, un futur grand Etat capable de rayonner sur la Méditerranée. L’Algérie est une Amérique qui s’ignore. Elle rassemble toutes les potentialités pour rivaliser avec les pays de la rive d’en face, participer à l’essor du Bassin méditerranéen et contribuer à l’émancipation du Maghreb. C’est là une réalité évidente, mais il existe une autre incontournable : le système doit disparaître. Nos gouvernants doivent comprendre que leur place est au musée de la Bêtise humaine ou bien à la fourrière. Il faut qu’ils cèdent la place à la fraîcheur des énergies nouvelles, modernes, cette élite qu’ils ont chassée ou disqualifiée, ces Algériens porteurs d’espoirs et de compétence, beaux comme leurs rêves, purs comme leurs convictions. Alors seulement une ère flamboyante s’installera dans mon pays où l’islamisme, né de la décadence et des humiliations, n’aura aucune raison d’être, où la démocratie, le travail, la liberté et l’intelligence seront les grands repères des Algériens de demain et de toujours.
Y. K.

Le site de Yasmina Khadra

Par cabaret voltaire - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

  • : Cabaret Voltaire
  • cabaret.voltaire
  • : Loisirs
  • : "Le mot, le mot, les maux justes en ce lieu, le mot, messieurs, c'est une affaire publique de première importance." Hugo Ball, Cabaret Voltaire, 1916

Recherche

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés