Lundi 5 novembre 2007
medium-Le-baiser.jpg
L’ADN se trouve dans la salive, ça livre des secrets quand on aime. A défaut, ça crache de la haine. 
L’A D N se trouve dans la peau, ça colle juste à la chair, pour certain c'est la chair de peau. 
L’ADN se trouve dans les cheveux, vœu pieux pour les chauves. 
L’ADN se trouve dans les tissus, ça habille tous les corps, et abîme quelques petits esprits. 
L’ADN à des nucléotides, c’est scientifique, pas de sens les flics. 
L’ADN adopte toutes les gènes, y’en a d’autres que ça gêne. 
L’ADN c’est devenu politique, le test ça pue ça sent le pot pourri populiste. 
L’ADN, est une cellule vivante, pourtant on mure et en plus on s’en vante.  
L’ADN c’est une sorte de premier cri de notre espèce, pour une cohorte l’écho de la bête.
L’ADN c’est un condensé d’humanité, une densité de cons à l’assemblée a pas capté.   
L’ADN c’est un truc microscopique, l’énormité d’un élu de la république.
L'ADN c'est trois lettres, un être étroit en a fait une loi.
Y’a des haines qui se livrent, écrire que l’on crache dessus ça rend libre.


e-slamiste
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Lundi 5 novembre 2007

CIRCONSTANCES400.jpg Disons le sans détour : De quoi Sarkozy est-il le nom ? est un antidote à l'anesthésie et à la sidération qui ont frappé les esprits depuis le 5 mai dernier. Le principal mérite de ce court essai, fruit d'un séminaire à l'ENS ? Reposer quelques repères clairs contre la «désorientation» dont le pouvoir a fait, avec le maintien délibéré d'un état de peur, l'une de ses principales armes politiques. D'abord en proposant une définition de la politique aux antipodes du spectacle et de la mobilisation «d'affects collectifs» qui tient aujourd'hui lieu de débat public. La politique, nous dit Badiou, est «l'action collective organisée (...) visant à développer dans le réel les conséquences d'une nouvelle possibilité refoulée par l'état dominant des choses.» Cette définition implique, pour le philosophe, une critique radicale de la démocratie parlementaire dans sa forme libérale qui, nous dit-il, subordonne le contenu au nombre et substitue au bien commun le service d'intérêts particuliers.¶

Au plan collectif, comme au niveau intime, cet ouvrage met en mot le malaise ressenti, depuis quelques mois, pour ne pas dire quelques années, par ceux qui restent attachés à un idéal d'émancipation humaine. Ce malaise, la seule figure de Sarkozy ne saurait, à elle seule, expliquer. Sarkozy est ainsi pris, ici, comme un symptôme. Sous sa forme ressurgit, affirme le philosophe, un «transcendantal pétainiste» dont la principale caractéristique est le «désir d'un maître qui vous protège» (des étrangers, de la mondialisation, des jeunes...). Sarkozy, produit de la peur. Produit, aussi, d'une histoire française déchirée entre révolution et contre-révolution, entre Résistance et collaboration, entre désir de liberté, d'égalité et rappel à l'ordre. A ce «mélange de pulsion négative, de nostalgie historique et d'impuissance avérée», suggère le philosophe, doit répondre une «alliance des sans peurs», capable de tenir, coûte que coûte, au contraire des «rats» qui quittent le navire de la gauche, sur des points réels, absolument hétérogènes au consensus réactionnaire et aux règles d'un capitalisme déchaîné. Le point le plus important, à ses yeux : l'affirmation selon laquelle il y a un seul monde, contre le «mur» qui entend séparer par tous les moyens répressifs possibles, «la jouissance des riches du désir des pauvres». ¶

Tenir, insiste-t-il, implique un nouveau «courage», auquel la philosophie, par les armes théoriques et politiques qu'elle peut contribuer à forger, peut participer. Loin des oppositions de posture et de circonstances, Alain Badiou assume ici un authentique «engagement». Un engagement qu'il inscrit dans le maintien de «l'hypothèse communiste», comme «Idée pure de l'égalité», après l'échec des expériences qui s'en sont réclamées. «L'hypothèse communiste comme telle est générique, écrit-il, elle est le «fond» de toute orientation émancipatrice, elle nomme la seule chose qui vaille qu'on s'intéresse à la politique et à l'histoire». Et, pourrait-on ajouter, l'horizon auquel ce dont Sarkozy est le nom nous somme de renoncer.

De quoi Sarkozy est-il le nom? Circonstances 4. Nouvelles éditions Lignes, 2007. 14 euros.

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Dimanche 4 novembre 2007
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Dimanche 4 novembre 2007
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Samedi 3 novembre 2007
archid.jpg Le salaire du président Français va être augmenté de 140% en 2008. Cette décision sera effective une fois que le budget 2008 aura été voté. M. Sarkozy gagnera donc 20 000€ bruts/mois au lieu de 8 300€ brut/mois. Motif : l’alignement de son salaire sur ceux des chefs d’états Européens qui gagnent le plus.

A l’heure où l’on demande aux Français de se serrer la ceinture, aux salariés du public d’abandonner leurs régimes spéciaux et de s’aligner sur ceux du privé, où l’on fait cadeau de sommes astronomiques aux plus riches, le président Français vient de faire un bras d’honneur sans précédents aux millions de Français qui peinent à boucler le mois, aux classes moyennes qui survivent sans prendre le temps de vivre.

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Samedi 3 novembre 2007
Photo-320.jpg
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Vendredi 2 novembre 2007

Photo-428.jpg
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Samedi 27 octobre 2007


Constitution.jpg Le traité entériné à Lisbonne est un copié-collé de la constitution Giscard, avec des amendements et des additifs aux traités existants.

La concurrence est reine

« Le marché intérieur […] comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée. » La disposition, qui justifie la casse des services et des entreprises publics, est inscrite, en toutes lettres, dans le texte du traité européen modificatif qui recycle, de l’aveu même de ses promoteurs, la substance du projet de constitution européenne rejeté, au printemps 2005, par les électeurs français et néerlandais. Le président Sarkozy avait pourtant fait de la « suppression » de la référence à la « concurrence libre et non faussée » un étendard à la sortie du Conseil européen de juin 2007, et présenté cette prétendue modification comme une « victoire symbolique » témoignant de sa prise en compte des raisons du « non » français. La loi de la concurrence n’épargnera pas les services publics et encourage les processus de libéralisation (poste, transports, énergie), dont le bilan est lourd dans tous les pays où il s’est appliqué.

La BCE est toute-puissante

La Banque centrale européenne (BCE) se voit confirmée, à 100 %, dans son rôle, ses statuts et ses missions. Entièrement indépendante du pouvoir politique, elle reste une clé de voûte de la construction libérale de l’Europe, et l’instrument privilégié de la soumission de l’économie aux normes des marchés financiers. Elle reste seule maîtresse à bord en matière économique et monétaire, avec des pouvoirs exorbitants, et n’est pas tenue d’avoir la moindre considération pour la croissance et l’emploi. Seule la « stabilité des prix », justifiant la rigueur salariale, compte.

Pas d’horizon hors l’OTAN

L’orientation atlantiste, militariste et l’allégeance à l’OTAN, dénoncées en 2005 par les opposants au projet de constitution, sont confirmées. Le texte du traité confirme et conforte le lien avec la stratégie américaine. L’Union « respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour les États qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’OTAN qui reste le fondement collectif de ses membres ». Pour Javier Solana, représentant de l’UE pour la politique étrangère, « la sécurité collective, c’est l’OTAN ». Les États seront liés par une clause de solidarité en cas d’agression. Les pays peuvent se lier par une clause de défense commune et lancer des « coopérations structurées », notamment pour se doter de capacités de défense, et se lancer dans les « missions les plus exigeantes » au nom des valeurs et des intérêts de l’Union. Incitation à l’augmentation des dépenses militaires très éloignée des idéaux proclamés de paix et de sécurité.

Les droits fondamentaux très conditionnés

La charte des droits fondamentaux, dont le contenu comme la portée juridique étaient déjà limités, se voit tout simplement anéantie par les multiples dérogations accordées à la Grande-Bretagne et à la Pologne. Comme dans le projet de constitution, elle se contente de « confirmer les droits, les libertés et les principes reconnus par l’Union et les rend plus visibles, sans toutefois créer de nouveaux droits ou principes ». Et là encore, c’est le sacro-saint principe de concurrence qui prime tout : « Des restrictions peuvent être apportées à l’exercice des droits fondamentaux, notamment dans le cadre d’une organisation commune du marché. » Tout est dit.

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Lundi 22 octobre 2007
lafrancejelaime.jpg Une pétition lancée par le collectif Unis contre une immigration jetable

Alors que des centaines de sans papiers, présents parfois depuis de longues années en France, revendiquent le droit de vivre dignement en situation régulière,
Alors que les politiques mises en oeuvre par le Gouvernement à leur encontre ne sont faites que de répression, rafles, rétention, condamnations, expulsions, ce qui fait vivre des conditions inhumaines à de nombreuses familles,
Alors qu’en Europe l’Espagne, la Suède, l’Italie, l’Angleterre ont décidé ou annoncé des opérations de régularisation globale de sans papiers, que d’autres pays demain peut-être suivront cette voie et que de nombreuses personnalités, en France même, ont exprimé leur accord avec cette perspective,
Les associations, syndicats, partis, ci-après signataires, appellent à une régularisation globale
et immédiate de tous les sans papiers en France.

Organisations signataires le 25 octobre 2006 :
3ème Collectif des Sans Papiers de Paris, Agir Ensemble contre le Chômage – AC ! , AC ! Champigny,
ActionRéflexionCoopération Algérie Méditerranée – ARCAM, AIX SOLIDARITE, ALIF Sans Papiers,
Alternative Citoyenne Ile de France, Alternative Libertaire,Alternative en Midi Pyrénées, Appel des Cent
pour la Paix - Collectif de la Vienne, Arguments Pour le Socialisme – APS, Artisans du Monde Calais,
Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie – ACORT et RACORT, Association Editions Cultures
Croisées, Association d’Etudiants et Créateurs Colombiens en France – COLCREA, Association de
Femmes pour la Solidarité et le Microcrédit en Afrique – AFESMA, Association des Travailleurs
Maghrébins de France – ATMF, Association des Tunisiens en France - ATF, Association Populaire
d'Entraide - APE, Association pour une Citoyenneté Européenne de Résidence - ACER, Association de
Soutien aux Etrangers du Val de Marne – ASSOUEVAMASSOFSI, ATTAC Calais, Autremonde, Centre
d’Etudes et d’Initiatives de Solidarité Internationale - CEDETIM, Collectif 69 de soutien aux demandeurs
d’asile et Sans Papiers, Collectif A&E - Association Alter Egaux Marseille, Collectif Communiste
Prométhée,Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France de la Vienne, Collectif pour
l’Avenir des Foyers - COPAF, Collectif des Sans Papiers de Seine et Marne – CSP 77, Collectif de
soutien d’urgence aux réfugiés de Calais – C’SUR, Collectif Sans Papiers 13,Comité Actions Logement,
Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde – CADTM France,Comité de Soutien aux Sans
Papiers des Pyrénées-Orientales, Confédération Générale du Travail – CGT,Convergence Citoyenne
Ile de France, Convergence Citoyenne pour une alternative de gauche, Coordination 93 de lutte pour les
Sans Papiers, Coordination ATTAC - Campus,Coordination des Groupes Anarchistes – CGA,
Coordination des Groupes de Femmes Egalité, Coordination Nationale des Sans Papiers – CNSP,
CORDILLERA association Franco-Chilienne, Coup de Soleil Midi-Pyrénées, Droits Devant !,
EMANCIPATION Tendance Intersyndicale, EN AVANT ! , Fédération Anarchiste, Fédération des
Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés - FASTI,Fédération des Associations des
Travailleurs et des Jeunes – DIDF, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives –
FTCR, Fédération SUD-Education, Fédération Syndicale Unitaire – FSU, Fédérations Des Associations
Colombiennes - FEDACOL, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement
(IACD),Jeunesses Communistes Révolutionnaires – JCR, La Belle Etoile Calais, LATINOAMERICA
UNIDA,Le monde des cultures Dambé, Les Alternatifs, Les Verts, Ligue Communiste Révolutionnaire -
LCR, Ligue des Droits de l’Homme – LDH, Lutte Ouvrière - LO, Mouvement contre le Racisme et pour
l’Amitié entre les Peuples - MRAP, Mouvement des Jeunes Communistes de France – MJCF, Parti
Communiste des Ouvriers de France – PCOF, Parti Communiste Français – PCF, Ras l' Front,
Regroupement des Travailleurs Sénégalais en France – RETSEF, Réseau Féministe "Ruptures",
REseau SOlidaire et CItoyen - RESOCI, Réseau Stop Précarité,Résister Marseille,SALAM Calais,
Service de la Pédagogie,Union des Anarchistes,Union d’ Associations Latino-Américaines en France,
Union des Etudiants Communistes - UEC, Union Juive Française pour la Paix – UJFP, Union Syndicale
Solidaires, …
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Lundi 22 octobre 2007

moquet.jpg "Manouchian était un sans-papiers, Jean Moulin un clandestin" ; "Sarkozy falsifie l'histoire. Oui, Guy Môquet était un camarade" ; "La Résistance est un acquis social" ; "Guy Môquet est du côté de ceux qu'on opprime, pas du côté de ceux qui les écrasent". Devant le lycée Carnot, à Paris, où le jeune résistant communiste fut élève, des ribambelles de papillons colorés arboraient, ce matin, ces slogans, comme autant de retour à l'envoyeur. Le moment de communion "patriotique" voulue par Sarkozy pour apprendre à la jeunesse de France ce qu'est un "bon Français" n'a pas eu lieu. La contestation des lycéens, des professeurs et des militants de gauche, qui ont manifesté aux portes du lycée, ont contraint le président de la République à renoncer à une visite dans l'établissement.

"C’est aux enfants de la liberté de défendre la mémoire de Guy Môquet !", proclamait le tract du collectif "Rose et Réséda", en référence au poème d'Aragon, crée par des élèves.
"Cela peut paraître un détail, on peut même trouver louable d’honorer le souvenir de la résistance, mais le but premier de cette vaste blague médiatique reste tout de même de mettre une nouvelle fois au premier plan le chef de l’état, poursuivent les contestataires. Il est également inquiétant de constater avec quelle aisance Nicolas Sarkozy joue avec l’histoire, qu’il manipule franchement à sa guise, tentant par tous les moyens d’occulter le fait que Guy Môquet était communiste. Pire : dans l’intitulé de la commémoration, les 26 "camarades" de Guy Môquet sont transformés en 26 "compagnons", le terme de camarade étant visiblement apparu trop teinté de rouge. C’est une véritable négation de l’engagement de Guy Môquet, et un refus de comprendre et d’accepter ses idéaux. Surtout, c’est d’une sombre ironie qu’un dirigeant pour le moins autoritaire ose s’approprier la mémoire d’un homme qui aimait tant la liberté qu’il lui a tout sacrifié, même sa vie." Et les jeunes gens de s'insurger contre la destruction systématique, par le même, de tous les acquis sociaux hérités du programme du Conseil national de la Résistance.

Ailleurs, le cérémonial, lorsqu'y participait un membre du gouvernement, a tourné pareillement à la pantalonnade pour le pouvoir : Dati chahutée à Villejuif par des militants communistes et des membres du Réseau éducation sans frontières appelant à la «résistance contre les lois racistes», Xavier Darcos pris à partie dans son fief de Périgueux, etc.  Enfin, de nombreux enseignants ont refusé de prêter leur concours à ce qu'ils considèrent comme une cérémonie "d'édification morale" et une opération de récupération politique.

La conclusion de cette journée ? Guy Môquet, symbole de Résistance, ne se laisse pas récupérer par les héritiers politiques de ceux qui clamaient "Plutôt Hitler que le Front populaire" et fustigeaient, pendant le Front populaire, les "salopards à casquette".

A lire : le dossier spécial de L'Humanité.
A voir : le site du Comité de vigilance face aux usages de l'Histoire.

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  • : "Le mot, le mot, les maux justes en ce lieu, le mot, messieurs, c'est une affaire publique de première importance." Hugo Ball, Cabaret Voltaire, 1916

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