Dimanche 21 octobre 2007
IMG-3134-c.JPG Dans la manifestation du 20 octobre, à Méru (Oise), à l'appel du collectif Solidarité migrants, un jeune lit l'Huma consacré à Guy Môquet.

150 personnes ont défilé dans les rues de la petite ville oisienne pour témoigner leur solidarité à Mamédy Kamara, secrétaire de l'UL CGT,  Martine et Philippe Depriester et Guy Platel, passibles de 4500 euros d'amende pour avoir dénoncé les propos anti-immigrés du maire UMP. Le jugement sera rendu mercredi prochain au Tribunal de Beauvais.
 
 
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Jeudi 18 octobre 2007
goya-famille-royale.1179390888.jpg notmypresident-25.jpg




















Jeudi 18 octobre 2007. 300 000 manifestants ont battu le pavé, dans 130 villes de France, contre  les projets gouvernementaux en matière de retraite et de service public. JT de 20H, sur France 2. Le dossier du jour, traité sous tous les angles, c'est le divorce des Sarkozy. Le matin, comme la plupart des titres, et toutes les couvertures d'hebdos, un journal de gôôche, remaquillé en gratuit (toujours payant) pour bobos, fait sa une sur "L'AFFAIRE". "Leur histoire, c'est la nôtre", exhortent de médiocres réac dans leurs éditos.
Remake de l'écoeurante loghorée qui avait suivi la pseudo confession de Royal au soir des législatives. La politique, en France, en 2007, est un soap opera. Donnez leur du suspense, des assiettes cassées, des réconciliations dans des barques sur le Maroni. Ils oublieront les retraites, le pouvoir d'achat, leurs conditions de travail, les services publics, l'environnement et l'avenir de leurs gosses.

A lire : un texte publié par Acrimed  pendant la campagne présidentielle, le 26 janvier 2007, qui décrypte une dérive aux fins éminemment politiques,  Vous avez dit « peopolisation » ? (2) : L’art du portrait selon Le Monde, par Grégory Rzepski :

http://www.acrimed.org/article2542.html


 

 

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Jeudi 18 octobre 2007
liasse-euros.JPG Un patron des patron se fait prendre la main dans le sac. Des dizaines de millions retirés sur les comptes en banque de l'UIMM, ça fait tâche. Miracle médiatico politique, la suspicion se porte alors sur... Les syndicats. A quelques jours du premier bras de fer social de la mandature, le tour de passe passe vaut son pesant... de billet de 100 euros. La valises de l'UIMM, destinées, comme l'a assuré Gauthier Sauvagnac, à "fluidifier les relations sociales"? La réponse, c'est Yves Bertrand, ancien boss des RG, qui la suggère dans son livre récemment paru, "Je ne sais rien, mais je dirais (presque) tout" :

"Seuls quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1974, avec les maigres moyens humains des Républicains indépendants: sa logistique, son service d'ordre, ce sont les 'petits gars' d'Ordre nouveau [...] qui les ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l'Union des industries métallurgiques et minières, la fameuse UIMM, dont la gauche ne s'est jamais privée de rappeler qu'elle descendait de l'ancien Comité des forges, le bastion des 200 familles..."

Et Giscard n'est pas le seul à avoir bénéficié des largesses de l'organisation. Sa participation au financement des campagne des candidats  de droite (à l'époque ou la loi n'encadrait pas le financement des parti politiques... Bien entendu...)? Un secret de polichinelle. Vous avez-dit "fluidifier les relations sociales"?

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Mercredi 17 octobre 2007
sarko-grimace.jpg Une tribune d'Alain Weber, publiée dans  Le Monde du 18 octobre 2007

Merci d'avoir gagné, vous avez ainsi mis fin au formidable hold-up de Nicolas Sarkozy sur la Coupe du monde.
En désignant l'entraîneur national Bernard Laporte secrétaire d'Etat aux sports ou je ne sais quoi avant même le début de la Coupe du monde, Nicolas Sarkozy cherchait à s'attribuer le bénéfice du succès attendu, violant le principe de neutralité politique de l'équipe nationale, neutralité qui constituait jusqu'alors le socle du contrat de confiance conclu entre une équipe et une nation.
Il faisait main basse sur nos sentiments et nos émotions, cherchant à nous rendre captifs de nos passions, se plaçant dans le sillage de cette équipe, multipliant apparitions incongrues - telle celle d'un président en cravate face à des hommes à demi nus dans un vestiaire embué - et accolades viriles. Cette pratique tendant à profiter des efforts des autres pour son propre bénéfice porte un nom : cela s'appelle le parasitisme.
En matière commerciale, le parasitisme est lourdement sanctionné, car les juges considèrent avec raison qu'il s'agit d'une pratique particulièrement déloyale. Ce qui s'est passé avec l'équipe de France est un peu la répétition de l'affaire des infirmières bulgares. Des équipes ont travaillé dans le secret pendant des années et ont très sérieusement progressé jusqu'à ce qu'un petit malin, arrivé au dernier moment, rafle la mise pour son bénéfice personnel. Cela bien entendu nous vaut le mépris et la rancune de nos voisins, allemands notamment, victimes de cette pratique hasardeuse.
Ici, pas de mise. L'équipe de France a perdu. C'est normal, on court moins vite quand on porte quelqu'un sur son dos ; on est moins fort quand on vous suce le sang.
En instrumentalisant l'équipe de France, en tentant de s'approprier son labeur, son aura, en faisant siens ses succès, Nicolas Sarkozy lui a pompé son âme. Dès lors, elle ne pouvait que perdre, merveilleuse nouvelle pour les amoureux du rugby. Nicolas Sarkozy devrait méditer le proverbe africain qui dit sagement : "Quand tu craches en l'air, ça te retombe inévitablement dessus." Amis anglais, merci encore d'avoir gagné.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-967889,0.html
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Mercredi 10 octobre 2007
patron-2.jpg Denis KESSLER est de retour. L’ancien n° 2 et idéologue en chef du MEDEF au côté d’Ernest-Antoine Seillières de 1994 à 1998, apôtre du projet de “refondation sociale” d’alors, signe un éditorial dans le journal “Challenge” du 4 octobre 2007. Il éclaire avec le plus grand cynisme la cohérence globale du projet SARKOZY : liquider le modèle social construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur la base des rapports de force issus de la Résistance et de la Libération. Il s’agit bien d’une contre-révolution. Bon à savoir pour mieux combattre ! 


Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
par Denis Kessler 

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploient.

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.

Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.

Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.

Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.

Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce.

Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse.

par Denis Kessler

Challenge” - 4 octobre 2007


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Mardi 9 octobre 2007
Paris.gif "Dégueulasse". Après "A donf", "glandouille" et autres réjouissances lexicales, c'est le terme choisi par la sous-ministre aux banlieues, Fadela Amara, pour qualifier les tests ADN pour les candidats au reproupement familial. "Dégueulasse", l'instrumentalisation de l'immigration, s'est-elle indignée.  Un coup de gueule censé témoigner de la "liberté" dont le président de la République gratifierait, dans son immense mansuétude, les ministres témoins de sa prétendue "ouverture". Ce remarquable acte de rébellion lui a valu les invectives de Patrick Devedjian et d'autres députés UMP. La boucle est bouclée : le débat politique, jusqu'à la polémique, ont lieu dans les rangs du gouvernement et de la majorité qui, l'opposition anéantie, incarnent ainsi la totalité de la sphère politique.  "Dégueulasses", les tests ADN ? Oui. "Dégueulasse", aussi, l'usage fait de l'entrée au gouvernement d'Amara, Dati et Yade, présentées comme des "symboles". Des paravents, plutôt. Destinés à mieux faire passer la pilule amère d'une politique de l'immigration indigne, destructrice et irrationnelle. Mais aussi à disqualifier, d'entrée, ceux qui s'insurgent contre la digestion des thèmes du FN par cette droite que l'on disait "républicaine". Sarkozy sur les terres de Le Pen? Mais non, voyons, regardez : Fadela, Rachida, Rama...
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Lundi 8 octobre 2007
birma2.jpg Comme en 1988, La junte birmane, une dictature féroce, passée sous silence par  la communauté internationale, a écrasé dans le sang un soulèvement populaire. Selon un bilan officiel, dix personnes, dont un journaliste japonais, ont été tué. Un chiffre très en decà de la réalité, selon des diplomates en poste à Rangoon. Plus de 4000 moines ont été arrêtés. Pour assurer le huis clos de la répresseion, Internet à été coupé et des journalistes incarcérés.
Pendant ce temps, les affaires continuent... Alors qu'il était accusé de profiter du travail forcé, Le groupe Total expliquait, il y a quelques années, ne "pas faire de politique" pour justifier des investissements précieux pour les généraux de Rangoon. Il y a quelques jours, dans un entretien au Mondeson directeur général,Christophe De Margerie, a indiqué que son entreprise n'avait pas l'intention de se retirer.

Un entretien avec le Dr Tint Swe, membre du gouvernement en exil, représentant de la Ligue nationale pour la démocratie (le parti d'Aung San Suu Kyi), réalisé il y a trois ans au Forum social mondial de Bombay. Il n'a rien perdu de son actualité.

Vous êtes en faveur de sanctions économiques à l’encontre de la Birmanie. En quoi ces sanctions peuvent-elles changer les choses ?
Les sanctions économiques sont la seule langue que le régime militaire connaisse ; première raison. La deuxième raison étant que, grâce aux sanctions déjà en vigueur alors, ils ont libéré Aung San Suu Kyi pour la première fois en 1995. Et encore une fois, sous la pression des sanctions, les militaires au pouvoir ont accepté de recevoir des rapporteurs spéciaux de l’ONU.  Ces sanctions nous aideront à contraindre le régime militaire aux négociations et au dialogue. Nous avons besoin de ces sanctions, même si elles ne suffisent pas.
Certains affirment que c’est le peuple qui sera victime de telles sanctions. Nous ne sommes pas d’accord avec ce point de vue. L’embargo sur les ventes d’armes à la junte constitue la première des sanctions que nous réclamons. Un tel embargo ne peut nuire au peuple. La deuxième de ces sanctions n’est autre que le refus d’attribution de visas aux généraux et à leurs épouses. Encore une fois, rien à voir avec les gens ordinaires. Et enfin, au chapitre des sanctions que nous revendiquons, figure l’interdiction de tout nouvel investissement des Etats-Unis et de l’Union Européenne en Birmanie. Ce n’est pas le peuple birman qui est bénéficiaire de ces investissements. Les profiteurs sont les militaires et leurs amis. Ce sont eux qui s’occupent de ces business et ce sont eux qui seront donc touchés par de telles mesures. (...) Donc, nous croyons dans les sanctions et nous les exigeons.

En France, Lorsque les dirigeants de Total sont interrogés sur les activités de cette firme en Birmanie, en étroite collaboration avec la dictature militaire, ils répondent : " nous ne faisons pas de politique ". Qu’en pensez-vous ?
Total, pour la Birmanie et sous ce régime, est véritablement synonyme de grosses affaires. Plus de 40% de ces dollars qui proviennent d’investissements directs étrangers sont consacrés au budget militaire. Moins de 12% de ces dollars, en revanche, sont consacrés à l’éducation et à la santé. Par ailleurs, il y a eu des rapports publiés concernant la violation des droits de l’homme suite au tracé et à la pose d’un gazoduc qui, à partir  de Yadana, traverse la Birmanie et se poursuit jusqu’à la frontière thaïe. Les violations des droits de l’homme liées au chantier se poursuivent. Le régime militaire en tire profit pour déclarer que Total le soutient. Chaque fois qu’une multinationale est présente en Birmanie, le régime le rend public et il y a toute une couverture médiatique, que ce soit dans la presse ou à la télévision, pour dire que ces multinationales le soutiennent. Il en résulte un message brouillé. Nous ne voulons pas qu’un message fallacieux soit délivré au peuple. Ce serait accorder une sorte de légitimité au régime et ça, nous ne le voulons pas.
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Lundi 8 octobre 2007
Un texte-manifeste salutaire de Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant. Ces deux intellectuels martiniquais appellent toutes les consciences à élever une protestation contre le "mur-ministère" de l'Identité nationale, et invitent à penser le monde, les rapports entre les peuples et la notion d'identité sur le mode de la relation, plutôt que sur celui des murs. A lire absolument.
http://www.tout-monde.com/murs.html

L’appe
l.
"Les murs menacent tout le monde, de l’un et l’autre côté de leur obscurité. C’est la relation à l’Autre (à tout L’Autre, dans ses présences animales, végétales, environnementales, culturelles et humaines) qui nous indique la partie la plus haute, la plus honorable, la plus enrichissante de nous-mêmes.
Nous demandons que toute les forces humaines, d’Afrique d’Asie, des Amériques, d’Europe, que tous les peuples sans États, tous les «Républicains», tous les tenants des «Droits de l’Homme», que tous les artistes, toute autorité citoyenne ou de bonne volonté, élèvent par toutes les formes possibles, une protestation contre ce mur-ministère qui tente de nous accommoder au pire, de nous habituer à l’insupportable, de nous faire fréquenter, en silence, jusqu’au risque de la complicité, l’inadmissible
Tout le contraire de la beauté."
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Lundi 8 octobre 2007

laporte-sarkozy-re.jpg Je dois faire partie des rares Français emplis de nausée en ces moments de liesse chauvine. Je dois avouer une vérité, politiquement incorrecte, je n’aime que très moyennement le rugby, et ne porte pas dans mon cœur le Quinze tricolore. Pourquoi me direz- vous ? N’est ce pas formidable cette communion populaire, cette joie de tout un peuple extasié devant le magnifique spectacle du David bleu terrassant le Goliath black. N’êtes  vous pas assez subtils pour apprécier la noblesse de ce sport, ses vertus de courage, d’abnégation, de camaraderie ? La solidarité dans le combat, le don de soi pour servir le maillot, et derrière ce maillot c’est la partie, le génie français, c’est vous, c’est moi, ensemble tous devient possible. Beurk !! A une époque où les bruits de bottes se font entendre au Proche Orient, où notre ministre qui fait ses affaires à l’étranger, avec Khadafi, les néocons US en Irak, nous parlent de guerre, le retour en grâce d’un sport vantant avant tout les vertus de la soldatesque ne m’inspire rien de bon. Le rugby c’est le petit bourgeois qui joue à la bagarre organisé, c'est-à-dire la guerre. Ce sont des calendriers avec des mecs bien baraqués, une esthétique un brin fascisante. C’est la troisième mi-temps bourrache entre mecs, c’est formidable on vous dit. Le Quinze de France, une officine Sarkozyste, dirigée par un affairiste futur membre d’un gouvernement qui joue l’ouverture à gauche, pour la photo, à l’extrême-droite pour les idées.

Rappelez-vous l’utilisation écœurante de la lettre de Guy Môquet, dont on a retiré sa dimension universelle de défense de la justice et de la dignité humaine, pour en faire un vulgaire instrument de propagande chauvine, doublé d’un grossier clin d’œil au sarkozysme. Peut être le général Laporte avait-il le souvenir des nazis réfugiés en Argentine, lorsqu’il a réclamé à ses soldats cette sinistre mise en scène ? C’est à l’école que l’on est censé relire le texte de Môquet, faudrait indiquer le chemin à Laporte.

Ce sont donc tous les symboles que charrie cette équipe qui me dérangent fortement l’estomac. Vivement la fin que l’on n'ait plus à subir des drapeaux partout, des mecs bourrés, et des bourrins faisant un bruit des cavernes lorsque le joueur hirsute dont le nom évoque du filet de bœuf, prend la balle.

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Dimanche 7 octobre 2007
Extrait d'un manuel d'ethnographie coloniale, 1867:
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Extrait d'un manuel d'ethnographie coloniale, 1893:

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Extrait du discours prononcé par le président de la République française, en juillet 2007,
à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar :


« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin
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